Les intoxications par les plantes : un risque encore sous-estimé 24/07/2025 Alix de Reynal Les plantes peuvent provoquer des intoxications par ingestion ou simple contact. La plupart des cas graves, voire mortels, sont liés à des confusions avec des plantes comestibles, notamment lors de cueillettes sauvages. Pixabay© Entre 2012 et 2021, 23 906 cas ont été enregistrés, dont : 40 % liés à des plantes ornementales (souvent présentes dans les jardins), 31 % impliquant des plantes sauvages cueillies ou manipulées dans la nature. Elles surviennent majoritairement entre mai et août, avec un pic en juillet. Dans 2,5 % des cas, les symptômes sont graves, et 0,1 % peuvent être mortels. Les plantes mises en cause sont les arums, responsables de 22 % des cas : ils contiennent des cristaux d’oxalate de calcium, causant des irritations de la bouche et des douleurs. Et les Euphorbes qui sont à l’origine d’intoxications plus graves (4,2 % à gravité modérée à forte). Leur latex corrosif peut entraîner des brûlures cutanées et des lésions oculaires. D’autres plantes toxiques sont identifiées : Datura et colchique : responsables à eux seuls de 15 % des intoxications graves. Digitale (12 %), vérâtre blanc (9 %), aconit (5 %), et œnanthe safranée (5 %) complètent la liste. Pour prévenir les intoxications, il faut adopter les bons réflexes : Privilégier les plantes non toxiques dans les lieux fréquentés par des enfants. Éviter tout contact cutané avec des plantes à latex ou irritantes. Ne jamais consommer une plante sans certitude sur son identification. En cas de doute ou d’ingestion suspecte : contacter immédiatement un Centre antipoison. L’Anses propose d’ajouter six nouvelles plantes à l’arrêté de référence : coloquintes, pavot somnifère, scille maritime,, jéquirity, jusquiame noire, corroyère à feuilles de myrte. Par ailleurs, l’agence poursuit une surveillance continue afin d’identifier d’autres plantes à risque, et renforcer la prévention des intoxications d’origine végétale. Vigil’Anses – Juillet 2025